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L’auteur :
Joël Jouanneau est né en 1946 à Celle dans le Loir-et-Cher. Metteur en scène et auteur,
il monte plusieurs pièces adressées
aux enfants, dont il précise qu'ils peuvent être "petits et grands".
Journaliste à Beyrouth, gardé dans une cave par un enfant armé, de retour en France, il écrit Nuit d’orage sur
Gaza,
et se dirige particulièrement vers le
théâtre jeune public : Kiki l’Indien en 1989, Mamie Ouate en Papouasie en 1990.
En 1981, il découvre David Warrilow au TGP de St-Denis dans Le Dépeupleur de Beckett;
La rencontre est importante et il monte
avec lui En attendant Godot, La Dernière bande (1992)
et aussi L’Hypothèse (1987)
L’Inquisitoire (1992) de Pinget, Les Enfants Tanner d’après Walser, entre autres projets.
Nommé en 1989 artiste associé au Théâtre de Sartrouville, puis en 1999 odirecteur de Heyoka Jeunesse, il y reste jusqu’en 2003, continue d’écrire et de mettre en scène. Il s'intéresse
particulièrement
aux auteurs contemporains. Ses
réalisations sont présentées à trois reprises dans le cadre du Festival d'Avignon,
et quatre fois au Festival
d'Automne : entre autres L'Hypothèse et L'Inquisitoire de Robert Pinget,
En attendant Godot de Samuel
Beckett, Minetti de Thomas Bernhard, Les Enfants Tanner et L'Institut Benjamenta
de Robert Walser, et L'Idiot de
Dostoïevski.
En 2009, le Festival In d'Avignon accueille sa nouvelle création : Sous l'oeil d'Oedipe.
Cette pièce est un mélange des auteurs
grecs anciens : Eschyle, Sophocle.
Elle s'inspire des univers sombres
et des héros au destin fatal, comme un hommage aux grandes tragédies.
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La
pièce :
Un lundi, un gamin dépenaillé arrive chez la mère Procolp, paysanne revêche et méchante.
Il fait pipi au lit, elle veut se débarrasser de lui. Mais il est malin et la bonne femme est vieille.
Elle se sert de lui jusqu'à ce qu'il s'échappe. Elle le retrouve mais le samedi arrive un étranger
qui se dit être le père de l'enfant. Du lundi au dimanche, sept jours pour qu’une relation s’établisse
entre ces deux-là, que tout sépare…
Ecrite en 2003, au départ pour quatre personnages, dont un enfant muet (Tom-Yukel),
l’Adoptée est un conte moderne directement inspiré d’un film du cinéaste japonais OZU
« Récit d’un propriétaire », datant de 1947.
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Distribution :
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Sarah Ballestra est PROCOLP
« Tais-toi ou je cogne !… »
« Pisse au lit ce morveux. Urine pire qu’un âne.
Une vraie
mare. «
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Jessica Nieto est
BADINE
« Tu
la connais mal, la Procolp, aimable comme une porte de prison, tu peux me croire, c’est une coriace la veuve, et elle a la colère enthousiaste. »
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Ourida Mimoun est
FOLICHONNE
« Puisque c’était moi, mère Procolp.
C’était
moi, les fraises… »
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Clémence Brion est
CHOUETTOIZEAU
« Celui qui se tait n’a pas
assez de ses deux bras pour obéir à celui qui croise les siens
et qui aboie. »
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Vivien Fedele est TOM, Le Père et
l’épouvantail
COEURDEPAILLE
« Moi je vous ai tout dit
du moins ce qui était
écrit. »
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Cette pièce aborde pêle-mêle le racisme, la différence, les rapports enfant
– personne âgée, l’adoption… avec la distance du conte, la poésie et l’humour de l’écriture de Joël Jouanneau. La voir en famille, c’est aussi, plus tard, pouvoir parler de ces sujets
avec des souvenirs pour support…
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