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Atelier 2009/2010 de « l'art de conter », animé par Martine Deval
La Soirée Conte animée par les élèves de l'atelier "les Trac'conteurs" du vendredi 4 juin (21h) à la salle Fracasse de Beaumes de Venise nous a laissé de beaux
souvenirs... et quelques belles photos (cliquez ici)
« Le conte et le réel sont étroitement liés. Il y a chez l'homme deux pulsions très fortes, le désir de
savoir, de comprendre la nature des choses, et le besoin d'espérer. Le conte répond à cette double aspiration. Il explique les mystères de l'univers et en même temps corrige, à coups de baguette
magique, une réalité imparfaite, injuste. L'espoir c'est toujours le miracle, le merveilleux » - Luda Snitzer
Voir l'article réalisé par Luc Guérant dans le cadre de son stage au TRAC, préparation de la Licence Conception et Mise en Oeuvre de Projets Culturels, Université de Marseille - St Charles. Fichier PDF ici
Ce soir, l'atelier se déroule au foyer rural, à côté de la Salle Fracasse. Il y est fait bon, on y croise les animateurs du centre de loisirs qui terminent leur réunion, puis les amateurs de tarot.
La séance commence par un nouveau jeu :
Martine raconte alors une randonnée, en exemple, de rythme, de simplicité, d'interaction avec le public : « la graine de rutabaga ».
Martine raconte ensuite « Le violon tzigane ».Sans qu'on s'en aperçoive, il est déjà 23 h. La séance s'interrompt.
Simple, on joue, on travaille sur des histoires, les conteurs s'ouvrent, se libèrent. Le progrès est manifeste. Vivement la suite...
mardi 09 février 5ème atelier , et le travail ne fait vraiment que commencer... Désormais, après les jeux sur les images et le plaisir de parler, de rêver, de voyager par les mots, trois personnes au moins se mettent en scène, successivement, pour raconter. Martine guide, remarque, conseille. Les autres aussi. Ainsi, l'apprentissage passe aussi par l'écoute, le recul que l'on peut prendre sur la narration de l'autre et donc... de la sienne. Les stagiaires manquent encore un peu de confiance en eux, d'expérience du contage, mais le coeur est là et les résultats, parfois, viennent vite : on s'aperçoit qu'untel était bien dans son histoire, qu'il nous a captivés. Ou qu'un jeu, un regard différent sur l'histoire permet de "décoincer" la narration. Il était une fois... un atelier qui évolue et un conte qui se poursuit.
le 02/02/2010, 4ème atelier déjà
L'histoire de l'histoire. L'histoire de conter...
Quelle histoire...
Mardi 19 janvier, les apprentis conteurs sont revenus plus nombreux... Pour jouer à nouveaux aux images, à la trame d'un récit et à des méthodes "enfantines" de
mémorisation, en passant par les sensations : images, sons, odeurs... le corps a le don de garder de meilleurs souvenirs que la tête, et les histoires s'en nourrissent.
Ensuite, chacun a raconté un conte. Ah, le travail a vraiment commencé ! Nous pourrons ensuite retravailler sur ces histoires, une base vers les techniques du contage, une base dans la
construction d'une maison du récit dans chaque tête...
Afin de partir sur une note ludique, nous avons terminé la leçon par quelques histoires en "Gromeleu". Un langage révolutionnaire et surprenant, prenant chez chacun des sonorités différentes.
Grofleurokmet*
*A bientôt en "gromeleu"
Mardi 12 janvier, les apprentis conteurs sont revenus... Moins nombreux : la neige et le verglas ont chanté leur chanson de l'hiver... Nous n'tions donc plus que six autour de Martine. Qui nous a fait travailler sur les "images". Des images à ressentir avec les cinq sens, des images à décrire, des images différentes selon les personnages. Nous avons ensuite décrypté la trame, l'écheveau du conte merveilleux avant de travailler, pardon de jouer, avec une version de "La Reine des Abeilles" des Frères Grimm. C'étaient donc de nouveaux jeux afin de se plonger un peu plus avant dans l'art du contage, le plaisir du partage et, toujours, le voyage...
Mardi 05 janvier, les apprentis conteurs se sont retrouvés autour de Martine, soit dix stagiaires
: "Un nombre idéal, on peut faire des groupes, des randonnées (contées)..." L'atelier était ludique. Après tout, le conte est aussi un jeu. Et, magie du jeu, après presque deux heures d'échanges
de mots, d'histoires et, surtout, d'images mentales, chacun est reparti avec une meilleure appréhension de ce qu'est un conte : une trame, un souvenir plutôt qu'un texte ou un "par-coeur".
Mardi prochain, chacun revient avec une histoire à préparer et on continuera à jouer, écouter, visualiser et voyager.
Tout un conte en somme...
- Les différents contes, merveilleux, étiologiques etc…
- Les grands thèmes
- Les symboles dans les différentes cultures
- De quoi parlent les contes (le diable, la femme, les animaux…)
Par le truchement de jeux de langages travail sur la mémoire, sur les images.
La fidélité au conte oral.
La structure du conte merveilleux. Le "squelette" qu'il est essentiel d'avoir assimilé. Ensuite le conteur habille le conte avec ses propres mots, ses propres images.
Les randonnées. Anticipation, mémoire.
Mise en forme d'un petit conte ou d'une histoire à deux ou trois personnes et restitution au groupe.
Présentation d'une bibliographie.
Martine Deval : "Je suis née en Occitanie, à Toulouse, il y a.....un bon demi-siècle. C'est à Paris que j'ai rencontré les conteurs qui ont assuré ma formation. Et depuis je raconte partout où l'on peut porter la parole, en France et même à l'étranger. Et cela fait plus de 20 ans.....
J'anime également des formations à l'art de conter. Dans les écoles, collèges, je fais un travail de création avec les élèves. J'aime mon public, quelques mots suffisent pour susciter de belles images, je l'interpelle, je le blesse parfois. Je dois capter son attention et surtout la garder jusqu'au bout. Jai besoin du regard de ceux qui écoutent, de la complicité qui s'installe au fil des mots, au fil du temps. Alors Mettez une larme, un rire clair, ajoutez une pincée de grave, une once de fantaisie, un grain de folie, et dégustez comme un grand pot de vin tout parfumé dans la nuit chaude du Midi."
Cet article du Midi Libre me décrit mieux que je ne saurais le faire :
« Cheveux grisonnants, gage d'une grande sagesse, mèche rebelle, preuve d'un caractère somme toute volontaire et entier, une grande générosité débordant en sourire chaleureux, Martine Deval a littéralement captivé, voire capturé, son auditoire, l'entraînant tour à tour dans une émotion profonde, dans un humour noir ou richement coloré... Martine Deval, militante et poète glissa son message où se mêlèrent amour, respect, tolérance, partage et courage. Merci madame. »
. Le jeu toujours, et le travail sur les contes a désormais commencé. Où chacun révèle, voire se découvre, un style, un goût, des facilités ou non à conter devant public (même restreint pour l'instant au groupe constitué). L'humour, le jeu, la richesse d'une histoire : car un conte transporte souvent un message, ou des messages. Tandis que le conteur, lui, ne transmet que des images et des mots, du plaisir et de l'imaginaire. A l'exemple du "Petit Chaperon Rouge" raconté (version inspirée d'Angela Carter), puis expliqué par Martine. Car si conter est un art, c'est un art qui a une histoire. Et il est riche et nécessaire d'en avoir quelques notions.