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Formations


Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 11:17

Stage « l'Art de conter »
animé par Martine Deval

« Le conte et le réel sont étroitement liés. Il y a chez l'homme deux pulsions très fortes, le désir de savoir, de comprendre la nature des choses, et le besoin d'espérer. Le conte répond à cette double aspiration. Il explique les mystères de l'univers et en même temps corrige, à coups de baguette magique, une réalité imparfaite, injuste. L'espoir c'est toujours le miracle, le merveilleux » -  Luda Snitzer


  mardi 09 février 5ème atelier , et le travail ne fait vraiment que commencer... Désormais, après les jeux sur les images et le plaisir de parler, de rêver, de voyager par les mots, trois personnes au moins se mettent en scène, successivement, pour raconter. Martine guide, remarque, conseille. Les autres aussi. Ainsi, l'apprentissage passe aussi par l'écoute, le recul que l'on peut prendre sur la narration de l'autre et donc... de la sienne. Les stagiaires manquent encore un peu de confiance en eux, d'expérience du contage, mais le coeur est là et les résultats, parfois, viennent vite : on s'aperçoit qu'untel était bien dans son histoire, qu'il nous a captivés. Ou qu'un jeu, un regard différent sur l'histoire permet de "décoincer" la narration. Il était une fois... un atelier qui évolue et un conte qui se poursuit.


le 02/02/2010, 4ème atelier déjà

L'histoire de l'histoire. L'histoire de conter...

Quelle histoire...


Mardi 19 janvier, les apprentis conteurs sont revenus plus nombreux... Pour jouer à nouveaux aux images, à la trame d'un récit et à des méthodes "enfantines" de mémorisation, en passant par les sensations : images, sons, odeurs... le corps a le don de garder de meilleurs souvenirs que la tête, et les histoires s'en nourrissent.
Ensuite, chacun a raconté un conte. Ah, le travail a vraiment commencé ! Nous  pourrons ensuite retravailler sur ces histoires, une base vers les techniques du contage, une base dans la construction d'une maison du récit dans chaque tête...
Afin de partir sur une note ludique, nous avons terminé la leçon par quelques histoires en "Gromeleu". Un langage révolutionnaire et surprenant, prenant chez chacun des sonorités différentes.
Grofleurokmet*
*A bientôt en "gromeleu"


Mardi 12 janvier, les apprentis conteurs sont revenus... Moins nombreux : la neige et le verglas ont chanté leur chanson de l'hiver... Nous n'tions donc plus que six autour de Martine. Qui nous a fait travailler sur les "images". Des images à ressentir avec les cinq sens, des images à décrire, des images différentes selon les personnages. Nous avons ensuite décrypté la trame, l'écheveau du conte merveilleux avant de travailler, pardon de jouer, avec une version de "La Reine des Abeilles" des Frères Grimm.  C'étaient donc de nouveaux jeux afin de se plonger un peu plus avant dans l'art du contage, le plaisir du partage et, toujours, le voyage...



Mardi 05 janvier, les apprentis conteurs se sont retrouvés autour de Martine, soit dix stagiaires : "Un nombre idéal, on peut faire des groupes, des randonnées (contées)..." L'atelier était ludique. Après tout, le conte est aussi un jeu. Et, magie du jeu, après presque deux heures d'échanges de mots, d'histoires et, surtout, d'images mentales, chacun est reparti avec une meilleure appréhension de ce qu'est un conte : une trame, un souvenir plutôt qu'un texte ou un "par-coeur".
Mardi prochain, chacun revient avec une histoire à préparer et on continuera à jouer, écouter, visualiser et voyager.
Tout un conte en somme...



Le stage permet aux stagiaires de raconter le plus possible. Sont abordés :    

-      Les différents contes, merveilleux, étiologiques etc…

-      Les grands thèmes 

-      Les symboles dans les différentes cultures

-      De quoi parlent les contes (le diable, la femme, les animaux…)

 Par le truchement de jeux de langages travail sur la mémoire, sur les images.

 La fidélité au conte oral.

Qu'est-ce qui se passe lorsqu'on entend un conte pour la première fois et qu'on veut le restituer  Qu'est-ce qui se perd ? Est-ce que ce qui se perd est important pour que le conte "tienne debout" ou bien est-ce seulement un détail ?
Prendre conscience qu'un seul mot ou une situation mal compris peut faire qu'on ne comprend plus le conte.

 La structure du conte merveilleux. Le "squelette" qu'il est essentiel d'avoir assimilé. Ensuite le conteur habille le conte avec ses propres mots, ses propres images.

 Les randonnées. Anticipation, mémoire.

 Mise en forme d'un petit conte ou d'une histoire à deux ou trois personnes et restitution au groupe.

 Présentation d'une bibliographie.

 Le but du stage est que chacun reparte avec, tout d'abord, l'envie de raconter et de continuer à se former, et puis, avec déjà dans son sac un certain nombre de contes prêts à être racontés.

 Martine Deval :  "Je suis née en Occitanie, à Toulouse, il y a.....un bon demi-siècle. C'est à Paris que j'ai rencontré les conteurs qui ont assuré ma formation.  Et depuis je raconte partout où l'on peut porter la parole, en France et même à l'étranger. Et cela fait plus de 20 ans.....

  J'anime également des formations à l'art de conter. Dans les écoles, collèges, je fais un travail de création avec les élèves. J'aime mon public, quelques mots suffisent pour susciter de belles images, je l'interpelle, je le blesse parfois. Je dois capter son attention et surtout la garder jusqu'au bout. Jai besoin du regard de ceux qui écoutent, de la complicité qui s'installe au fil des mots, au fil du temps. Alors Mettez une larme, un rire clair, ajoutez une pincée de grave, une once de fantaisie, un grain de folie, et dégustez comme un grand pot de vin tout parfumé dans la nuit chaude du Midi."


 
Cet article du Midi Libre me décrit mieux que je ne saurais le faire :

 « Cheveux grisonnants, gage d'une grande sagesse, mèche rebelle, preuve d'un caractère somme toute volontaire et entier, une grande générosité débordant en sourire chaleureux, Martine Deval a littéralement captivé, voire capturé, son auditoire, l'entraînant tour à tour dans une émotion profonde, dans un humour noir ou richement coloré... Martine Deval, militante et poète glissa son message où se mêlèrent amour, respect, tolérance, partage et courage. Merci madame. »

 

. Le jeu toujours, et le travail sur les contes a désormais commencé. Où chacun révèle, voire se découvre, un style, un goût, des facilités ou non à conter devant public (même restreint pour l'instant au groupe constitué). L'humour, le jeu, la richesse d'une histoire : car un conte transporte souvent un message, ou des messages. Tandis que le conteur, lui, ne transmet que des images et des mots, du plaisir et de l'imaginaire. A l'exemple du "Petit Chaperon Rouge" raconté (version inspirée d'Angela Carter), puis expliqué par Martine. Car si conter est un art, c'est un art qui a une histoire. Et il est riche et nécessaire d'en avoir quelques notions.
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 12:00

Les Formations transversales ..............................

La nouvelle formule des ateliers du TRAC se dessine avec deux options :

> des ateliers relatifs au prochaines créations TRAC, pour lesquels il est nécessaire de s'engager sur la création et sa diffusion future. Le coût est de 25 euros par personne et par an, quelque soit le nombre d'ateliers-créations auxquels vous participez.

> des ateliers parallèles et ponctuels de 4/5 séances sur des thèmes variés. Le coût est variable selon chaque atelier. Les dates seront communiquées  à chaque nouvel atelier.

Pour participer, il suffit d'envoyer un mail avec vos coordonneées complètes (nom/adresse/tel/mail), stipuler le choix de l'atelier,  d'adhérer au TRAC (25€, en chèque ou espèces), avant de régler la formule atelier de votre choix.


Récapitulatif des futurs ateliers par ordre chronologique :

Atelier à la rencontre des écritures contemporaines : mardi 22, 29 septembre, mardi 06 et 13 octobre de 20h à 23h salle Fracasse de Beaumes. Toutes les informations sur cet atelier ici

* * * *
Atelier - Création 2010 : "Le Serpent d'étoiles", de Jean Giono



L'atelier "chants des bergers du monde" a débuté jeudi 1er octobre à 21 heures. Son objectif sera de constituer le choeur de la prochaine création, constitué d'environ 8 personnes. L'atelier sera néanmoins accessible à une quinzaine d'élèves. Il sera animé par Elisabeth Meunier - Dulat, association Sève. Six comédiens dont un récitant et quelques musiciens viendront compléter la troupe. Tous les jeudis à partir de 21 heures


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Atelier - Création 2010 : "L'Adoptée", de Joël Jouanneau
L'Adoptée"Ecrire, c'est noircir une page blanche ;
mettre en scène, c'est éclairer une boîte noire"J.J.

à partir du mercredi 21 octobre, Jean Louis Sauzade vous propose de travailler sur la création de Joël Jouanneau.
 De 20h à 23h, les mercredis suivants :
en octobre  : 21 & 28
en novembre : 4, 18, & 25
en décembre : le 2

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Atelier - Création 2010 : "Les Justes", d'Albert Camus

En 2013, centenaire de la naissance d'Albert Camus, et Marseille capitale européenne... autant d'occasion de célébrer l'oeuvre et le parcours de l'écrivain. Le TRAC se lance dans une série de créations, dont "Les Justes" constituera le premier volet.

A la rentrée de janvier 2010, le travail des choeurs russes débutera salle Fracasse sous la direction de Nathalie Moineau. Huit personnes sont nécessaires, mais de la même manière que pour les chants de bergers, l'atelier reste accessible à une quinzaine de personnes.




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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 11:18

A la rencontre de quatre écritures contemporaines

 Quatre ateliers de 3 heures (de 20 h à 23 h) organisés chacun autour :

§         Temps d’activités physiques (échauffement, training de l’acteur)

§         Découverte d’un auteur (biographie / bibliographie sommaires), quelques    paroles sur le théâtre et l’écriture…

§         Lectures d’extraits d’œuvres contemporaines

§         Mise en espace de fragments


Premier atelier : Mardi 22 Septembre        Suzanne Lebeau

Suzanne Lebeau est attirée par le théâtre dès 1966. Elle se destine d’abord à une carrière d’actrice : de 1966 à 1973, elle joue Molière, Ionesco et Stoppard tout en poursuivant sa formation aux côtés de Jacques Crête et de Gilles Maheu à Montréal, puis auprès d’Étienne Decroux à Paris. Elle fait également un stage d’un an en Pologne, se partageant entre le Théâtre de pantomime et le Théâtre de marionnettes de Wroclaw. Après avoir fondé le Carrousel avec Gervais Gaudreault en 1975, Suzanne Lebeau délaisse peu à peu l’interprétation pour se consacrer exclusivement à l’écriture. Aujourd’hui, elle a plus d’une vingtaine de pièces originales, trois adaptations et plusieurs traductions à son actif. Suzanne Lebeau est reconnue internationalement comme l’un des chefs de file de la dramaturgie pour jeunes publics et compte parmi les auteurs québécois les plus joués à travers le monde. La plupart de ses œuvres sont publiées et traduites, certaines en plusieurs langues.  À partir de 1993, la dramaturge séjourne à quelques reprises à la Chartreuse-Centre National des Écritures du Spectacle (France) pour donner des ateliers et des conférences ou participer à des résidences d’auteurs.  L’importance de l’œuvre de Suzanne Lebeau et sa contribution exceptionnelle à l’épanouissement de la dramaturgie pour jeunes publics, au pays comme à l’étranger, lui valent de nombreux prix et distinctions.  En 1998, l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française lui décerne le grade de Chevalier de l’Ordre de la Pléiade pour l’ensemble de son œuvre. Elle a été distinguée par la Comédie Française au terme des Journées de lectures d'auteurs contemporains (2008). Elle est finaliste aux Molières pour L’Ogrelet (2007) et Petit Pierre (2008). Enfin, Suzanne Lebeau a enseigné l’écriture pour jeunes publics à l’École nationale de théâtre du Canada pendant 13 ans et elle agit comme conseillère auprès des jeunes auteurs d’ici et d’ailleurs, contribuant ainsi à l’émergence de nouvelles écritures pour enfants.

Texte sur lequel nous travaillerons : Petit Pierre

 Petit Pierre, garçon vacher à moitié aveugle, quasi sourd et muet, est né avec le XXe siècle et son cortège de drames. Sa petite histoire, celle d’un collectionneur de petits riens devenu créateur d’une fabuleuse machine, se mêle avec l’Histoire et « sa grande hache », celle des guerres, de la folie des hommes mais aussi du progrès qui les oublie en route.
Suzanne Lebeau, par l’entremise de deux conteuses, véritables Parques remplies de tendresse, tisse le portrait sensible d’un enfant du siècle, inspiré de l'existence de Pierre Avezard.


Deuxième atelier : Mardi 29 Septembre   Jean Cagnard

  Né en 1955 à Colombelles, Calvados
«La naissance en 1955, pas loin de la mer, tout près de la métallurgie. Plus tard, pas mal de petits boulots, rencontre avec l’écriture, bonjour, des chantiers de maçonnerie, tout en écrivant. Puis les choses prennent leur place, certaines disparaissent, au revoir, d’autres se fortifient, on élargit la vie, écrire est ce qu’il faut faire à tout prix.
Commençant par le roman, poursuivant par la nouvelle, le théâtre s’invite par des adaptations des deux genres précédents, avant de devenir prioritaire. La poésie pendant ce temps trace son chemin librement. Rencontre à la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon du théâtre de marionnettes et collaboration depuis avec plusieurs compagnies (effigies, installation, vidéos…), par des commandes qui ouvrent sur la relation au plateau. Dernièrement, découverte du travail de clown et du théâtre de rue.
L’écriture est une matière vivante et donc susceptible de rencontrer des univers et des publics différents. Chaque fois un voyage.
Parallèlement, j’anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire, associatif et hospitalier et c’est stimulant.»
Texte sur lequel nous travaillerons : Les gens légers " Tu les veux mes yeux ? »
Ça raconte ça, ce voyage qui a conduit six millions de gens à perdre ce qui les composait pour devenir ce qu’on leur demandait, une fumée noire. Pour cela, il fallut s’alléger, de poids, d’esprit, prendre la prouesse de l’oubli au centre de soi, apprendre sans peau et sans frontière. Mais pas d’inquiétude, le travail était facilité, le séjour organisé ; on surveillait à ce que chacun fût considéré personnellement. Ici concrètement on peut rencontrer un tas de cendres dans la rue, lui parler, ça commence bien, plus loin on peut danser avec un train ou une cheminée, comme avec l’avenir lorsqu’il se rapproche, croiser un homme qui à la manivelle rétrécit aveuglément le ciel, avec un don précis d’ubiquité semble-t-il ; il y a aussi cette famille qui se change les âges, se recompose, plus de jeunes plus de vieux, pour passer au travers du gros appétit qui menace — raté ; il y a une petite fille qui marche qui marche, toute pleine de bonnes questions brutales, la conscience de tout cela, sept ans et demi ; il y a cette grosse miette qu’est devenue ma main — est-ce que je peux me jeter sur cette grosse miette ? ; il y a le Chevalier Estomac qui montre comment quitter le sol pour rejoindre l’aspect des fantômes ; il y a ces voix de chaque côté du squelette, l’occasion de danser encore, ce n’est pas tous les jours cette légèreté ; pour quelques uns le retour où il fera bon s’essuyer les pieds sur un chien, s’essuyer pour enlever la saleté des yeux, la saleté. Tu les veux mes yeux ? J’en veux plus... Nous, gardons les nôtres, la petite fille à la fin en fera des souvenirs. Ou bien de la nourriture.



Troisième atelier mardi 6 octobre Catherine Zambon

 Née à Villefranche-sur-Saône, de parents Italiens.
Après des études au conservatoire de région de Lille, elle poursuit une carrière d’actrice, de metteur en scène et d’écrivain. Elle a travaillé en tant que comédienne, sous la direction de Pierre-Etienne Heyman, Jean-Louis Martin Barbaz, Jean-Luc Jeener, Catherine Dasté, François Cervantes etc. ... Elle a co-dirigé une compagnie : le théâtre de l’Engeance (implantée dans le Nord).
Parmi ses nombreuses pièces, on peut citer Le Jardin d’agrément, Catarineto (ed. Lansman), La Héronnière (idem-mise en scène : Yves Chenevoy, hiver 2000), La Mauvaise, Sissi pieds-jaunes (L’école des loisirs).
Productions récentes : La Héronnière mise en scène de Yves Chenevoy ; Sissi pieds-jaunes mise en scène de Yvon Chaix ; Voyage en Paéma mise en scène de Michèle Dhallu ; Samain et Samainuscule, opéras mis en scène par Sylvie Baillon ; et Grands et Petits, texte écrit à partir de rencontres avec des enfants d’un institut médico-éducatif de la Somme.
Catherine Zambon dirige également des ateliers d’écriture auprès de populations diverses (Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes, milieu rural, jeunes en difficultés…)  
Texte sur lequel nous travaillerons : Les inavouables

 Les Inavouables sont autant de pièces d’un puzzle sans modèle mais qui porte en lui la promesse d’un regard sur le monde d’aujourd’hui dans ce qu’il a de plus effrayant, mais aussi de plus drôle et de plus émouvant. C’est ici le langage qui doit faire exister ces « personnages de théâtre », les faire surgir puis disparaître. Et c’est autant la forme de cette langue que son contenu qui va nous rappeler celui ou celle qu’on a déjà rencontré dans la « vraie vie ». Et ce n’est plus seulement pour un « bonjour » ou un regard en douce, c’est ici dans l’intimité d’une parole libérée, toute l’humanité révélée de cet autre auquel on ne croyait plus.
Les petites confessions dans la grande catastrophe de la vie… les petites histoires qui existent dans la grande confusion du monde et de la famille…


Quatrième atelier : Mardi 13 Octobre        Fabrice Melquiot

 Né en 1972, il découvre le théâtre en 1989. D'abord comédien, Fabrice Melquiot se consacre depuis 1998 à l'écriture. Son premier texte Le Jardin de Beamon, mis en onde par Christine Bernard-Sugy, reçoit en 1998 le Prix Paul Gilson de la communauté des radios publiques de langue française.
Auteur d'une vingtaine de pièces publiées à l'Arche et à L' École des Loisirs, il est traduit dans plusieurs pays et a reçu en 2003 le Prix du Syndicat de la Critique de la révélation théâtrale ainsi que le Prix Nouveau Talent Radio de la SACD. Il fait également partie du collectif artistique de la Comédie de Reims, dirigée par Emmanuel Demarcy-Mota, qui a mis en scène en 2002-2003 deux de ses pièces : Le Diable en partage et L'Inattendu. Fabrice Melquiot fut d’abord acteur avec Emmanuel Demarcy-Mota et la compagnie Théâtre des Millefontaines.  Parallèlement il écrit. En 1998 ses premiers textes pour enfants Les petits mélancoliques et Le jardin de Beamon sont publiés à l’Ecole des loisirs et diffusés sur France Culture. Il reçoit le Grand Prix Paul Gilson de la Communauté des radios publiques de langue française et, à Bratislava, le Prix européen de la meilleure œuvre radiophonique pour adolescents.          Depuis quelques années, il se consacre entièrement à l’écriture.

 Texte sur lequel nous travaillerons :  Le monde inouï

 Savez-vous que sous nos pieds, c’est creux ? Pas les égouts, ou quelque petit aven.

Non, partout, c’est creux, une vaste cavité entre la croûte et le noyau. C’est là que vivent les morts, là-dessous, et s’il vous plaît, là-haut, prenez des patins quand vous marchez… Ainsi parle Balhazar, Haut-responsable du monde inouï, gardien de la caverne des plâtres.  Mais attention, il y en a qui tentent l’aventure, et qui descendent : les gouttes de pluie, elles s’infiltrent, se faufilent et passent des nuages à la grande caverne. Il y a aussi le Petite fille Ours, Odessa, la femme sèche, et l’enfant Non qui ne veut pas naître, et la voix du conseil des grands morts…

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